Assis dans l'herbe, à l'abri du soleil et du vent froid de cette période de l'année, j'assistais au match de football des garçons de ma classe, dans la prairie en face de chez moi. Le fermier avait bien gentiment accepté qu'on utilise le lieu pour jouer, et nous en profitions un maximum...
j'étais assis au pied de l'unique arbre sur l'étendue verte, dont les feuilles rousses tombaient au gré du vent à mes pieds.
Soudain, Une équipe marqua un but, je ne saurai dire laquelle, et j'encourageais une équipe au hasard, totalement désintéressé car j'étais perdu encore une fois dans les pensées qui m'habitaient...Je me levais, appela mon frère sur le terrain, et lui dit une fois arrivé que je rentrais chez moi. il acquiesça, retourna courir après le ballon rond qui fusait de part et d'autre du terrain, et moi je parti vers la grande maison de briques rouges, qui était la mienne. Une fois entré, je me déchaussais – ma mère tenait a ce que tout reste propre – et je montai directement à l'étage, ouvrir la première porte à droite et entrai dans ma chambre. Elle était petite mais confortable, bien qu'en désordre constamment. Je sautai sur le lit, attrapant dans le même mouvement la télécommande de ma radio, et alluma cette dernière. Il n'en fallu pas plus pour qu'un morceau de pop rock se fasse entendre dans ma chambre : "Chasing Cars"
[], ma chansons préférée retenti, et j'ouvris la fenêtre au dessus de ma tête et le vent s'engouffra dans ma chambre en même temps que les pensées dans ma tête, et mes problèmes d'adolescent réapparurent. Me revint en tête le premier le problème qui me plaisait le moins, pourtant celui que j'avais depuis le plus longtemps : Mon célibat récurant, oppressant, étouffant... Ensuite vint mes problèmes scolaires : Pas de motivation, peu de travail, les notes qui l'accompagnait, et donc l'obligation de sortir le chien tout les jours de la semaine jusqu'à ce que mes parents soient satisfaits de mon travail scolaire... la galère, quoi !...
Je ne savais comment sortir de la monotonie que la vie m'avait donnée, n'ayant pas de dons, ni de motivation, je ne faisais aucune activité en dehors de l'école, et j'avais des amis, mais sortir avec eux, pour boire des verres de bières les uns à la suite des autres, non merci !... Bref, ma vie m'ennuyait...
J'étais encore tout à ma méditation quand mon frère, de 3 ans mon cadet, fan de football, entra dans la chambre, cherchant je ne sais quoi des yeux. Du dehors de ma chambre, je pouvais percevoir le bruit qui sortait de sa radio –du rap, berk –, et l'odeur des pizzas maisons que cuisinait ma chère maman.
- Que veux-tu » demandais-je à mon frère
- C'est toi qui as pris ma console ?
- Non, désolé.... Comment c'est terminé ton match ?
- 4-1 pour nous, on les a écrasés !
-Bien joué !
- Merci...
Voilà à quoi se limitaient les contacts que j'avais avec mon frère, quelque menues paroles, rien d'autre.
- Tu devrais sortir le chien avant qu'un des parents ne te le rappelle, dit-il...
J'avais une sainte horreur de lui quand il faisait ça ! N'avait-il donc rien d'autre à faire que de me dire ce que je dois faire ? Je répondis par un grognement, et il sortit, aussi simplement qu'il était entré.
Je me levai alors en geignant – j'ai vraiment horreur de sortir le chien – et alla chercher la laisse dans le corridor, y attacha le chien de l'autre côté, sorti mon cher baladeur numérique (un des rares objets qui ne me quittaient pas, avec mon téléphone) et l'introduisit les deux écouteurs 'Total Confort' que je m'étais offert la semaine passée. Je sortais quand j'entendis mon nom crié depuis le salon et eu juste le temps d'attraper la balle de tennis avec laquelle aimait jouer Ulysse, mon chien.
- Merci papa, grommelais-je...
"Belle soirée en perspective", ajoutais-je pour moi-même...
Fin de la partie 1 du Chapitre 1
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